Vaccination : pour les enfants et les adultes aussi
Le calendrier vaccinal 2015 a été publié le 26 mars 2015 par le ministère de la Santé après avis du Haut Conseil de la santé publique.
Il s’inscrit dans la continuité de la démarche de simplification de la vaccination pour tous, nourrissons, enfants, adolescents et adultes, introduite par le calendrier des vaccinations 2013.
Il n’apporte pas de nouvelles recommandations vaccinales, mais actualise les conduites à tenir devant :
- un ou plusieurs cas d’infection invasive à méningocoque,
- un ou plusieurs cas de coqueluche.
Depuis 2013 : moins d’injections pour tout le monde, des rendez-vous vaccinaux à âge fixe pour les adultes
de rappels pour l’ensemble Le calendrier vaccinal 2013 a introduit des modifications importantes en termes de primovaccination et de la population, notamment :
- Chez les nourrissons : pour le vaccin DTCaPHib1, le schéma de primovaccination à 3 doses et rappel à 16-18 mois est remplacé par un schéma à 2 doses espacées de deux mois et d’un rappel avancé à l’âge de 11 mois.
- Chez les enfants et les adolescents : un rappel de vaccin contre la coqueluche est ajouté à l’âge de 6 ans, l’âge du début de la vaccination des jeunes filles contre le HPV2 est avancé dès l’âge de 11 ans, et le rappel de vaccination dTP3est supprimé aux âges de 16-18 ans.
- Chez les adultes, les rappels de vaccination dTP se font désormais à âge fixe : 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans à partir de 65 ans. Cette simplification du calendrier vaccinal s’est appuyée sur l’expérience d’autres pays européens et les fondements de divers calendriers vaccinaux avec un double objectif :
- Assurer à tous les âges de la vie une protection optimale en n’administrant que le strict nombre d’injections vaccinales nécessaires.
- Rendre le nouveau calendrier plus facilement lisible et mémorisable, donc applicable.
La prise en charge des vaccins
La liste des vaccins pris en charge par l’Assurance Maladie est fixée par arrêté ministériel.
Il s’agit des vaccins contre les maladies suivantes :
- Coqueluche
- Diphtérie
- Grippe saisonnière (pour les personnes à risque)
- Hépatite A (pour les personnes à risque)
- Hépatite B
- Infections à Haemophilus influenza B
- Infections invasives à méningocoque du sérogroupe C
- Infection à papillomavirus humains (HPV)
- Infections à pneumocoque
- Oreillons
- Poliomyélite
- Rougeole
- Rubéole
- Tétanos
- Tuberculose
- Varicelle Ils sont remboursés, sur prescription médicale, à 65 %.
À noter que certains vaccins peuvent être pris en charge à 100 % :
- Le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est pris en charge à 100 % pour les enfants et les jeunes de 12 mois jusqu’à 17 ans révolus.
- Le vaccin contre la grippe saisonnière est pris en charge à 100 % pour les populations à risque pour lesquelles la vaccination contre la grippe est recommandée (personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée, etc.) et qui reçoivent chaque année une invitation de l’Assurance Maladie.
La prise en charge de l’injection du vaccin
L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie dans les conditions habituelles : elle est remboursée à 70 % si c’est le médecin qui réalise l’injection lors d’une consultation, ou à 60 % si c’est une infirmière qui réalise l’injection, sur prescription médicale.
À noter que l’injection du vaccin peut être prise en charge à 100 % pour les personnes atteintes de certaines affections de longue durée.
Les vaccins non pris en charge par l’Assurance Maladie
(exemple : vaccin contre la fièvre jaune, le choléra…), mais l’Assurance Maladie ne les prend pas en charge.
Pour tous renseignements concernant les vaccinations obligatoires dans les différents pays ,veuillez contacter le service communal d’hygiène et de sante de chambery :
28 place du forum à Chambéry le haut
Tel : 04 79 72 36 40
- DTCaPHib : diphtérie Certains vaccins sont recommandés, voire obligatoires, pour partir dans certains pays étrangers, tétanos, coqueluche, poliomyélite et infections invasives à Haemophilus influenzae de type b.
- HPV : infections à papillomavirus humains.
- dTP : diphtérie, tétanos, poliomyélite.
- Arrêté du 16 septembre 2004 modifié par l’arrêté du 3 mars 2010 et du 27 octobre 2011.
Pénurie des vaccins tétra et pentavalents :
Les raisons du manque de vaccins :
Deux groupes industriels pharmaceutiques ( GSK et Sanofi-Pasteur-MSD) fabriquent ces vaccins tétravalent (DTP + coqueluche) et pentavalent ( DTP+ coqueluche + haemophilus influenzae de type B).
La pénurie s’explique de deux façons :
- La demande mondiale de vaccins combinés contenant la coqueluche a fortement augmentée dans de nombreux pays, la quantité d’antigène vaccinal coquelucheux est limitée, délicate à produire, et les industriels n’ont pas anticipé la demande.
- Le temps nécessaire pour produire un vaccin prêt à la vente est long, plus d’une année, d’où l’insuffisance de vaccins disponibles pendant plusieurs mois.
- Les industriels ont fait le choix de privilégier la fabrication des vaccins hexavalents , c’est-à-dire contenant l’antigène hépatite B en plus des autres antigènes ( diphtérie,tétanos, coqueluche acellulaire, polio, haemophilus influenzae B.Le vaccin hexavalent est la meilleure réponse pour la vaccination du nourrisson avant 2 ans.
En pratique :
Les vaccins penta et tétravalents sont disponibles dans les PMI pour les nourrissons ne pouvant pas recevoir de vaccins hexavalents.
Dans le cas ou le médecin établit une ordonnance pour ces vaccins manquants , la pharmacie peut vous les commander directement au laboratoire GSK uniquement.
Polémique vaccin hépatite B/sclérose en plaque :
En France le vaccin de l’hépatite B est suspecté de déclencher des scléroses en plaques ;il est à noter que ce problème est uniquement franco-français.La polémique est née il y a 20 ans avec la vaccination de l’hépatite B qui a été administrée ( hors recommandation officielle ) à des millions de jeunes adultes en France à un age ou le pic naturel de survenue de la maladie est observée, exposant ainsi à un risque élevé de coincidences qui n’ont pas manqué de se produire.
Elle a été ensuite étendue par les ligues anti-vaccinales aux autres vaccins.De multiples études et rapports ont pourtant été publiées depuis cette hypothèse et ils ont systématiquement conclu à l’absence de démonstration.
Polémique du docteur joyeux :
Le professeur Joyeux met en ligne une pétition pour réclamer la mise en vente dans les pharmacies d’un vaccin DTP sans adjuvant en aluminium.
Il est à rappeler que cet adjuvant est présent dans la grande majorité des vaccins.Son role est de permettre une meilleure réponse immunitaire et d’induire une protection optimale sans avoir à utiliser des doses élevées d’antigène ou des vaccins vivants atténués .
Les vaccins peuvent aussi contenir des traces de formaldehydes utilisé dans les phases de fabrication. Aucune toxicité neurologique, ni d’effet cancérigène n’a été démontré avec ces vaccins contenant ces molécules et à ces doses. Le vaccin hexavalent est commercialisé sans problème depuis 15 ans.